EXPOSITION D'HIVER

La Chance a pris ses marques dans sa nouvelle galerie rue de Richelieu. Du 15 janvier au 1er mars, la maison y présente une sélection de nouveautés (mobilier, objets et luminaires) ainsi qu’un accrochage d’oeuvres, en collaboration avec la galerie Ketabi Bourdet, pensé comme un dialogue naturel avec les pièces exposées. C’est aussi l’occasion de dévoiler des pièces en édition limitée, fabriquées dans l’atelier parisien intégré à la galerie.

Crédit photo : Francis Amiand

La Chance poursuit sa collaboration avec le designer français Anthony Guerrée

La présentation de janvier met à l’honneur la continuité du dialogue entre La Chance et Anthony Guerrée, autour de pièces où la forme reste lisible mais où la matière porte l’essentiel du récit.

Avec Eclipse en version ronde, la table affirme une présence presque cérémonielle : une “table d’offrande” posée sur une base large, stable, volontairement massive, qui reprend l’esprit architectural de la ligne. La finition en bois cérusé noir et blanc, inspirée de certaines références Art déco, introduit un contraste graphique subtil : à distance, une rigueur ; de près, un travail de surface qui accroche la lumière et révèle le geste.

Marfa se dévoile dans une nouvelle version dont le plateau en verre de Murano double fusion évoque une matière “glacée”, comme saisie dans la transparence. Les irrégularités, assumées, deviennent une qualité optique — un relief vivant, loin de toute neutralité industrielle. Le piètement en aluminium, esprit de fonte et de matière brute, ancre la pièce dans une noblesse directe. Ici, l’upcycling n’est pas une étiquette : c’est une esthétique, une manière d’élever la transformation au rang de langage.

La Chance accueille un nouveau studio basé à Copenhague

La galerie présente également les tabourets Para du studio Christian+Jade, basé à Copenhague : un vocabulaire volontairement élémentaire, construit par l’intersection de formes simples. Rien n’est
démonstratif, tout est dans la justesse des proportions et la qualité d’exécution. Erable moucheté, assise en cuir, le tout disponible en deux teintes naturelles : une simplicité radicale qui ne tolère aucun compromis — exactement ce qui la rend désirable.

Nouveautés et pièces signées par les fondateurs de La Chance

Cette semaine de janvier est aussi l’occasion de découvrir plusieurs pièces portées par l’écriture des fondateurs, où l’objet flirte avec la sculpture sans jamais perdre sa fonction.

Avec Rift, Louise Breguet propose un miroir en volume, conçu comme une sculpture en édition limitée. Le métal dialogue avec la passementerie dans une composition en trois dimensions : le reflet n’est plus une surface, mais une présence, un objet qui occupe l’espace autant qu’il l’ouvre.

La lampe Iris, imaginé par Jean-Baptiste Souletie, est présentée pour la première fois en plusieurs versions. C’est une ode au métal et à ses facettes : arêtes, reflets, tensions, comme un bijou à l’échelle domestique. La pièce est montrée en métal chromé (version triple) et en laiton brossé, deux écritures pour un même principe : une lumière structurée, précise, jamais décorative au sens faible du terme.

La collection de vases Tower explore, elle, un rapport presque physique entre transparence et opacité. Le cristal perturbe la perception, le marbre l’arrête net : l’ensemble joue la distorsion, comme si l’on regardait un fond minéral à travers l’onde.

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