PARA
CHRISTIAN+JADE
Tabouret
Le tabouret Para se distingue par son dessin : une silhouette compacte et précise, faite de courbes tendues et de transitions nettes. Tout est affaire de proportion — hauteur, ouverture, appuis — avec une présence sculpturale calme et maîtrisée.PARA
Le tabouret Para se distingue par son dessin : une silhouette compacte et précise, faite de courbes tendues et de transitions nettes. Tout est affaire de proportion — hauteur, ouverture, appuis — avec une présence sculpturale calme et maîtrisée.
L’assise est naturellement accueillante. On s’y pose facilement, avec une stabilité évidente et une sensation de justesse qui vient autant de la ligne que de la manière dont l’objet est construit.
Para a été acquis par le National Museum of Singapore, intégrant la collection nationale consacrée à l’évolution de la culture matérielle et du design à Singapour.
CHRISTIAN +JADE
LES DESIGNER
Christian Hammer Juhl et Jade Chan forment un duo basé à Copenhague, issu de la Design Academy Eindhoven.
Leur pratique part moins d’une typologie que d’une lecture du matériau : origine, transformation, usage, puis forme. Ils revendiquent une fabrication lente, intentionnelle, où la technique n’est jamais décorative mais structurante. Leur travail cherche à rendre aux objets une épaisseur, celle de leurs récits, de leurs chaînes de production, de leur “vie cachée”, sans perdre la netteté des lignes ni la précision d’usage.
Christian+Jade sont représentés par Studio Oliver Gustav, Jacqueline Sullivan Gallery et Etage Projects, et ont exposé notamment à Collectible, Nomad Circle, The Mindcraft Project, à la Triennale di Milano, au Schloss Hollenegg for Design, à Chart Art Fair, ainsi que dans le cadre du Maison&Objet Rising Talent Award, entre autres.
Christian+Jade sont actuellement lauréats de la bourse de travail triennale de la Danish Arts Foundation.
DES MATÉRIAUX NOBLES
Le choix du bois est volontairement expressif, un érable moucheté, vivant, avec une figure lisible mais tenue. La finition évite le réflexe du brillant. Ici, un vernis mat qui absorbe la lumière et densifie la matière. De loin, le bois peut presque prendre un air minéral tout en gardant, de près, son grain et sa profondeur.
À ce bois répond un cuir aniline, choisi pour sa vérité. Il n’est pas destiné à rester “parfait”, mais à se patiner, à se marquer, à prendre une couleur et un toucher avec le temps. Une logique de durée, presque équestre, comme une selle, il s’assouplit et s’écrit avec l’usage, sans jamais perdre sa tenue.
UNE FABRICATION RAISONNÉE
Le tabouret est réalisée à l’unité, avec une exigence de détail qui relève de l’atelier : ajustements, arêtes, raccords, et constance des surfaces. Le bois reçoit une mise en œuvre précise pour maintenir cette matité sourde sans l’aplatir, tandis que le cuir est posé et tendu avec une rigueur de sellier. L’exécution, confiée à un artisan italien, laisse affleurer ce qu’on attend d’un objet édité : des nuances subtiles d’une pièce à l’autre, et une qualité de finition irréprochable.